Atelier fertirrigation
Dans le monde, la vigne est cultivée dans des régions où le régime hydrique est très varié en fonction du climat (évapotranspiration et pluviométrie) et du type de sol (capacité de rétention en eau). Dans plusieurs régions viticoles des pays producteurs comme l'Australie, l'Argentine, les Etats-Unis (Californie) et le Chili, l'irrigation est une technique culturale comme une autre, de plus en plus utilisée pour gérer le rendement et la qualité des raisins et des vins.
En ce qui concerne aux vignobles méditerranéens, le changement climatique et la crise vitivinicole en cours imposent une adaptation évolutive des techniques culturales. L'élévation des températures moyennes, accompagnée d'une augmentation significative de l'évapotranspiration, génèrent une sécheresse croissante au cours du cycle, qui est induite par un bilan hydrique fortement et précocement déficitaire. Les vignerons sont confrontés de plus en plus au dilemme entre accepter les conséquences des contraintes hydriques sévères, ou irriguer pour contourner les graves problèmes de diminution des rendements et de la qualité des vendanges.
Dans ce contexte, une gestion raisonnée de l'irrigation dans la région doit s'appuyer sur une analyse quantitative des besoins en eau prenant en compte les caractéristiques pédoclimatiques des parcelles et les stratégies d'irrigation (demande) par rapport à un objectif de production donné, sur les possibilités d'approvisionnement (état des ressources), et prendre en compte l'évolution de cet équilibre dans le contexte d'une évolution du changement climatique.
La maîtrise de la fertirrigation pour le contrôle de la production et l'obtention d'une vendange de qualité devient donc une inquiétude constante de la profession qui demande, de plus en plus, des outils fiables et performants d'aide à la décision pour gérer l'état hydrique de la vigne.
Animateur : Hernán OJEDA (INRA)
